La justice française, une honte nationale (parmi tant d'autres)
Par Dominique Quatravaux le lundi 3 juillet 2006, 21:54 - Ça s'est passé comme ça - Lien permanent

Honoré Daumier, «trois avocats causant», collection Phillips. Noter à l'extrême gauche, au fond du tableau dans l'ombre, une figure humaine : c'est la veuve du plaignant, en pleurs... Un détail difficile à distinguer même sur le véritable tableau. Peut-être M. Daumier craignait-il lui aussi les poursuites abusives ?
Voici quelques liens vers des affaires toutes plus sordides les unes que les autres : juges corrompus, parquets qui ne respectent pas leurs propres procédures, parties déboutées faute de munitions sonnantes et trébuchantes, ou parce que l'ennui de ces messieurs de la justice est trop lourd pour lire les dossiers... Histoire de rappeler que l'affaire d'Outreau n'est pas une aberration isolée, mais bien la partie émergée d'un monstrueux iceberg.
- La complainte de la plainte sur CD-Rom — Libération, 28 septembre 1999
- l'affaire Petit et Maulpoix, dont j'ai déjà parlé ici.
- les mésaventures judiciaires de Jean-Michel Jacquemin, un journaliste victime d'une tentative d'assassinat par la DST en raison des informations qu'il publia sur le passage du nuage de Tchernobyl en France (je n'invente rien, hélas...)
- sans oublier l'inépuisable chronique de Linération sur ces questions (un fait toutes les deux semaines au bas mot) : Les Français de Guantanamo en procès (3 juillet 2006); Prison ferme pour le propriétaire d'un chien dangereux (3 juillet 2006); Les révélations de «Libé» s'invitent à l'audience (6 juillet 2006); Un étrange incendie où le disjoncteur disparaît (19 juillet 2006); Les «patrons-voyous» enfin traités comme des voyous (27 septembre 2006).
À suivre, d'autres du même tonneau dans cet article au fur et à mesure que je tombe dessus.